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Pourquoi Bucarest courtise les patrons

23 avr oltchim

Par Marion GUYONVARCH

En accord avec le FMI, le gouvernement roumain d’Emil Boc avait décidé de nommer des managers "professionnels" à la tête de certaines entreprises d’Etat. La réforme se poursuit sous l’ère Ungureanu. Décryptage de cette nouvelle politique et de son possible impact dans un article paru dans l’hebdomadaire français L’Express. A lire ici

La Roumanie souhaite trier ses révolutionnaires

2 mar certificat

Par Marion GUYONVARCH

Les « héros » qui renversèrent le dictateur Ceausescu ont droit à des privilèges. Parmi eux se cachent des escrocs.

Publié dans Ouest-France, le 1 mars 2012

Florina n’avait que 10 ans en décembre 1989. Le soulèvement populaire qui fit tomber Nicolae Ceausescu, le chef du régime communiste, elle l’a vécu… à la télévision. Pourtant, la jeune femme possède un authentique certificat de « combattante » de la révolution.

Ce statut a été créé en 1990. Il donne droit à une allocation mensuelle de plusieurs centaines deuros, aux transports gratuits, à des exonérations d’impôts, à des logements attribués à conditions préférentielles « C’est bien mieux qu’un emploi », ironise Radu Filipescu, un authentique révolutionnaire opposé à ce système.

Curieusement, le nombre de révolutionnaires continue de croître à une vitesse… industrielle ! Ils étaient 4 000, ils sont aujourd’hui 25 000. Parmi eux, bon nombre d’imposteurs, parfois même d’ex-communistes… La suite dans l’édition du 1er mars du quotidien Ouest-France

Roumanie : les crimes de la révolution désormais imprescriptibles

29 fév juge-marteau

Par Marion GUYONVARCH

Les députés roumains ont adopté, mardi 28 février, une réforme du Code pénal qui supprime la prescription dans les affaires d’homicides volontaires. Cette décision devrait permettre aux victimes de la révolution de pouvoir obtenir réparation devant la justice.

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Désormais, toute personne ayant commis un meurtre pourra répondre de ses actes devant la justice et être condamné, même 30 ans après les faits. Mardi, les députés roumains ont adopté un projet de loi, initié par Monica Macovei notamment, qui supprime la prescription pour les homicides volontaires. Sont concernés tous les crimes qui ne sont pas prescits au moment de l’entrée en vigueur de la loi. 

« C’est une loi très importante », explique Daniel Buda, le président de la Commission juridique de la Chambre des députés, « qui rend de fait tous les meurtres imprescriptibles. Cela inclut les homicides commis pendant la révolution. » Cette réforme pourrait donc avoir un impact important et permettre, peut-être, de juger les crimes de la révolution.  Au total,1104 personnes sont décédées lors des événements de 1989, et, à l’exception notable de ceux des généraux Chiriac et Stanculescu, aucun procès n’a réellement eu lieu. En mai dernier, la Cour européenne des Droits de l’Homme a d’ailleurs condamné l’Etat roumain pour n’avoir pas enquêté correctement sur les circonstances de la mort d’un jeune de 19 ans, tombé sous les balles en décembre 1989.

A l’origine du texte adopté par les députés, l’ancienne ministre de la justice, Monica Macovei, s’est félicitée de ce vote. Il y a un an, elle expliquait dans les colonnes de Romania Libera, que cette loi, si elle entrait en vigueur, pourrait permettre de rouvrir des dossiers,notamment celui des crimes de la révolution ou celui de la minériade de 1990, qui incrimine l‘ancien président Ion Iliescu.

Roumanie : les enfants des enfants des rues

16 fév Enfants des rues

Par Marion GUYONVARCH

Les "enfants des rues", ces gamins qui ont trouvé refuge dans les rues de Bucarest dans les années 90 après avoir fui orphelinats et centres de placement, ne font plus la une des journaux mais n’ont pas pour autant disparu. Ils ont grandi, continué pour la majorité à se droguer, vivent encore, pour beaucoup, dans les égouts ou des maisons abandonnées. Depuis quelques années, certains ont à leur tour fait des enfants. Pour aider cette deuxième génération des enfants des rues, l’association Parada a lancé un programme de parrainage inédit. J’ai réalisé un reportage sur le sujet pour l’émission Accents d’Europe sur RFI.