Moldavie : Voronine et les communistes dans l’opposition

11 Sep

Par Mehdi CHEBANA

Le Président moldave Vladimir Voronine a officiellement présenté sa démission, vendredi matin, auprès du secrétariat du Parlement. Au pouvoir depuis 2001, il assurait la présidence du pays par intérim depuis les échecs répétés des députés à élire un nouveau chef de l’État. Le Parti des communistes, qu’il devrait diriger au moins jusqu’en 2012, passe donc dans l’opposition, après le succès relatif des centristes et des libéraux aux législatives du 29 juillet.

Vladimir Voronine dirigeait la Moldavie depuis 2001

Publié le 11 septembre 2009 dans Le Courrier des Balkans

Vladimir Voronine a officiellement annoncé, vendredi matin, qu’il renonçait à ses fonctions de président par intérim pour siéger au Parlement en tant que simple député.

« Je remets le pouvoir entre les mains des nouvelles autorités avec le cœur lourd », a-t-il déclaré dans une allocution retransmise par la chaîne publique de télévision Moldova 1. « Mais maintenant, je passe dans l’opposition avec toute l’équipe de camarades et de fidèles que j’ai formée ces huit dernières années », a-t-il ajouté.

Selon la Constitution moldave, le leader communiste, au pouvoir depuis 2001, devait impérativement choisir avant le 14 septembre entre son poste de président par intérim et son mandat de député qu’il cumulait depuis plusieurs semaines.

La semaine dernière, il avait annoncé à ses camarades du Parti des communistes (PCRM) qu’il quitterait le pouvoir après la victoire des partis de l’opposition aux législatives anticipées du 29 juillet. Une information reprise par plusieurs médias locaux et étrangers mais démentie par les cadres de son parti.

L’annonce officielle de sa démission ne signifie pas pour autant que Vladimir Voronine, 68 ans, quitte la vie politique moldave. « Je ne crois pas que les politiciens qui ne se sont unis que sur la base d’un dénigrement de leur propre pays et d’un partage des principaux postes puissent offrir un programme positif à la société », a-t-il lancé contre ses adversaires de l’Alliance pour l’intégration européenne, regroupant les partis de droite et de centre droit vainqueur des dernières élections.

« Tout porte à croire qu’il va se cramponner au pouvoir même en tant que simple député », estime Nicolae Dabija, écrivain et journaliste proche des libéraux, sollicité par Le Courrier des Balkans. « Il restera une personnalité incontournable de la scène politique moldave en tant que président du Parti des communistes. Il a tout à fait les moyens de tirer les ficelles du jeu politique dans les rangs de l’Assemblée et pourquoi pas de débaucher certains députés d’opposition ».

Élu fin août à la tête du Parlement, le président du Parti libéral Mihai Ghimpu dirigera le pays en attendant l’élection du prochain chef de l’État qui aura lieu d’ici un mois à l’Assemblée. Il manque, pour le moment, huit voix à L’Alliance pour l’intégration européenne pour faire élire à ce poste le chef du Parti démocrate, Marian Lupu, transfuge du PCRM.

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