Roumanie : le gouvernement Boc chute sur une motion de censure

13 Oct

Par Mehdi CHEBANA

Le cabinet de centre-droit du Premier ministre Emil Boc (PD-L) est tombé mardi après l’adoption d’une motion de censure déposée par le Parti national libéral (PNL) et l’Union démocrate des Magyars de Roumanie (UDMR) et soutenue par le Parti social démocrate (PSD). Cette motion de censure est intervenue alors que les ministres du PSD avaient quitté le gouvernement le 1er octobre, et un mois et demi avant l’élection présidentielle.

Emil-Boc

Publié le 13 octobre 2009 dans Le Courrier des Balkans

Après trois heures de débats, 258 députés et sénateurs se sont prononcés en faveur du texte et 176 s’y sont opposés, alors que 236 voix étaient nécessaires pour son adoption.

C’est la première fois, depuis la chute du régime communiste en 1989, qu’un gouvernement roumain tombe après l’adoption d’une motion de censure.

Début octobre, neuf ministres du PSD avaient démissionné du gouvernement de coalition, en réaction au limogeage du ministre de l’Intérieur Dan Nica pour cause de « mauvais résultats ».

Le PNL, l’UDMR et le PSD ont ensuite reproché à Emil Boc d’avoir mis en place un gouvernement « illégitime », formé uniquement de ministres issus de son propre camp.

« C’est un honneur pour un gouvernement de tomber alors qu’il promeut une réforme qui vise à annuler des privilèges », a lancé le Premier ministre, après l’annonce des résultats. « Si notre équipe a été démise, c’est parce qu’elle a voulu initier une réforme des retraites qui aurait conduit à la baisse des retraites des députés. »

Băsescu entre en scène

Dénonçant « les calculs électoraux » qui ont sous-tendu le vote de cette motion de censure, le président roumain Traian Băsescu, lui même issu du PD-L, a entamé les discussions avec les partis parlementaires afin de désigner un nouveau chef de l’exécutif. À moins d’un mois et demi de l’élection présidentielle, l’opposition pourrait se mettre d’accord sur un gouvernement de technocrates.

Pour les économistes, la chute du gouvernement risque de mettre en sursis plusieurs réformes visant à réduire les dépenses publiques, alors que la Roumanie est en proie à une sévère récession.

La semaine dernière, plus de 20.000 manifestants s’étaient réunis à Bucarest pour réclamer la démission du gouvernement et dénoncer les mesures d’austérité qu’il a mises en place pour obtenir un prêt de 20 milliards de dollars de la part du Fonds monétaire international (FMI).

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