Nouvelle tentative en Moldavie pour trouver un président

26 Nov

Par Mehdi CHEBANA

Des élections générales anticipées ont lieu ce dimanche en Moldavie pour tenter de mettre un terme à une crise politique de dix-huit mois. Les communistes partent favoris.

Le siège de la présidence moldave

Publié le 26 novembre 2010 dans L’Humanité

Pays en crise cherche désespérément président… Pour la quatrième fois en dix-huit mois, plus de 2,5 millions de Moldaves sont appelés aux urnes, dimanche 28 novembre, dans le cadre de législatives anticipées censées enfin sortir le pays de l’impasse politique. Depuis avril 2009, l’ancienne république soviétique, coincée entre la Roumanie et l’Ukraine, tourne en effet au ralenti, au rythme des échecs répétés de ses députés à s’entendre sur le nom d’un président.

L’heure est surtout à la lassitude dans le pays le plus pauvre d’Europe. « À quoi ça sert que j’aille voter ? », souffle Andrei, vingt-deux ans, vendeur de chaussettes sur le marché central de Chisinau, la capitale. Et de pointer: « Nos conditions de vie empirent chaque jour. »

Pour mobiliser leurs électeurs, l’Alliance pour l’intégration européenne (AIE), aux affaires depuis un an, et le Parti des communistes (PCRM, opposition), qui a dirigé le pays de 2001 à 2009, ont vu grand. Ils ont augmenté d’au moins 20 % leur budget de campagne par rapport au référendum constitutionnel de septembre dernier qui avait été marqué par une très forte abstention (autour de 65 %) invalidant le scrutin.

« Cette fois-ci, la participation devrait être un peu meilleure, autour de 50 %, compte tenu de la polarisation qui a marqué la campagne », estime le politologue Igor Botean. Les communistes devraient arriver en tête du scrutin, selon les sondages. Ils pourraient bénéficier des dissensions apparues ces derniers mois au sein de la coalition gouvernementale et du vote des plus pauvres remontés contre la politique libérale. Le salaire moyen stagne toujours autour de 150 euros par mois.

En attendant, les règles du jeu restent les mêmes : 101 députés au Parlement, 61 voix nécessaires pour élire le président de la République. « Si les communistes sortent effectivement vainqueurs, il leur faudra suffisamment de députés pour s’imposer lors de l’élection du président de la République », précise Igor Botean. « Dans le cas contraire, ils pourraient tenter de débaucher les élus du Parti démocrate, qui est actuellement membre de la coalition gouvernementale. »

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