2014, une grande année électorale en Roumanie

10 Fév

Par Mehdi CHEBANA

Trois rendez-vous majeurs cette année en Roumanie

Un référendum constitutionnel, des élections européennes, un scrutin présidentiel. En 2014, trois rendez-vous majeurs vont marquer l’actualité politique en Roumanie. Politologues et éditorialistes trépignent déjà. Qui remplacera le président Băsescu qui arrive au terme de son deuxième et dernier mandat ? La majorité sociale libérale va-t-elle se déchirer pour prendre la place de cet « ennemi juré » ? Étouffés par les difficultés économiques, las des querelles politiques, déçus par une Europe qui semble leur tourner le dos, les Roumains se rendront-ils massivement aux urnes ?

REFRENDUM. L’Union sociale libérale (USL) a décidé d’organiser un référendum constitutionnel le 24 mai mais aussi le 25, le jour des élections européennes. Les électeurs devront donc à la fois élire leurs 32 représentants au Parlement européen, tout en votant pour ou contre des modifications importantes apportées à leur Constitution. Parmi ces changements, le nombre de députés qui serait ramené à 300, le vote par listes qui redeviendrait la règle pour la Chambre des députés ou encore la limitation de certaines prérogatives du président du pays. Pour que ce référendum soit validé, la participation doit être supérieure à 50%.

EUROPEENNES. Certains y verront le début de la fin pour l’USL… Le Parti social démocrate (PSD) et le Parti national libéral (PNL) ont décidé de ne pas faire liste commune aux élections européennes. Le Premier ministre Victor Ponta a révélé publiquement que des négociations avaient échoué, tout en rappelant que son parti, le PSD, restait le plus important de Roumanie et qu’il ne souhaitait pas semer la confusion chez ses sympathisants. Les sociaux démocrates ne se présenteront donc à ce scrutin qu’avec leurs alliés traditionnels : l’Union pour le Progrès de la Roumanie (UNPR) et le Parti conservateur (PC). 

Depuis leur entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007, c’est la deuxième fois que les Roumains participeront à des élections européennes en même temps que les autres eurocitoyens. Mais la montée du sentiment anti-roumain dans certains pays membres, les obstacles politiques qui freinent leur adhésion à l’espace Schengen et une faible compréhension du rôle du Parlement européen pourraient les amener à ne pas se rendre aux urnes. Seuls 31,5% d’entre eux affirment ainsi qu’ils se mobiliseront le 25 mai, selon un récent sondage de l’Institut Inscop Research. Parmi eux, 42% voteraient pour le PSD, 20% pour le PNL, 18% pour le Parti démocrate-libéral dont est issu le Président Băsescu (PDL), 5% pour l’Union démocrate magyare (UDMR) et 3% pour le Parti de la Grande Roumanie (PRM, extrême droite), selon un autre sondage de l’Institut Avangarde.

PRESIDENTIELLE. Après avoir été durement touchés par la crise économique et les plans de rigueur successifs imposés par leurs élus mais aussi secoués par des crises institutionnelles sans précédent depuis la chute de Ceaușescu, les Roumains seront aussi appelés aux urnes les 2 et 16 novembre. Ils devront choisir un remplaçant à Traian Băsescu. Cet ancien capitaine de la marine marchande occupe le siège de la présidence depuis 2004 et ne peut pas prétendre à un troisième mandat de cinq ans. L’adhésion à Schengen, la poursuite de la relance économique (2,5% de croissance prévus en 2014) et la stabilisation des institutions seront quelques dossiers majeurs pour son successeur. A l’heure où les démocrates libéraux se déchirent, Crin Antonescu, le président du PNL, a d’ores et déjà affiché ses ambitions. Mais nul ne sait encore si la coalition gouvernementale tiendra jusqu’à cette échéance. Les résultats des élections printanières devraient accélérer les choses…

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3 Réponses to “2014, une grande année électorale en Roumanie”

  1. ed lem 10 février 2014 à 10:44 #

    Je connais pas la politique en Roumanie mais je m’amuse beaucoup quand je vois une alliance à la fois avec un partie du « progrès » et à la fois avec un partie « conservateur ».

  2. ed lem 10 février 2014 à 10:45 #

    « Parti » et non « partie »

  3. Luc Pierlot 10 février 2014 à 14:38 #

    Article intéressant, comme toujours

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