Tag Archives: Catholicisme

La Roumanie en photos : la mine de Cacica

20 Août

Par Mehdi CHEBANA

Située en Bucovine, sur la route des monastères classés au patrimoine mondial, Cacica est l’une des cinq mines de sel les plus visitées de Roumanie. Un site étonnant creusé par des ouvriers polonais à la fin du XVIIIe siècle.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 20 août 2016 sur Roumanophilie

« Attention, il ne fait que 15 degrés, la lumière est faible et il y a des centaines de marches qu’il faudra remonter ! » C’est sur cette mise en garde du caissier que commence une extraordinaire plongée dans le quotidien de ces mineurs d’autrefois. On est d’abord admiratif devant le travail titanesque qu’ils ont abattu. Soixante kilomètres de galeries creusées au seul moyen de marteaux et de burins.

On y découvre aussi leur grande ferveur à travers deux chapelles, dont l’une, catholique est consacrée à Sainte Barbe, ainsi que les visages d’Adam, Eve ou Jésus sculptés sur les parois au goût de sel. On imagine aussi la belle convivialité qui régnait là les jours de congé avec, à une quarantaine de mètres sous terre, la salle de bal et le lac salé qui attiraient les habitants du village de Cacica et de toute la région. Plus bas enfin, d’immenses cavités où l’on a longtemps entreposé de la charcuterie. Aujourd’hui, des familles viennent s’y détendre et y faire du sport sur des terrains aménagés. Lire la suite

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Roumanie : l’histoire mystérieuse des Carashovènes du Banat

27 Mai

Traduit par Mehdi CHEBANA

Il se disent Croates, d’autres les considèrent comme Serbes. On dit qu’ils sont venus de Bosnie-Herzégovine au XIVe siècle, sans que personne n’en soit pourtant sûr. Qui sont les Carashovènes du Banat ? Une minorité qui a conscience de son identité et qui tente de défendre sa culture.

Femmes de Carașova

Femmes carashovènes

Publié le 3 mai 2015 dans Romania liberă

Située dans le Banat, aux abords du parc naturel des Cheile Carașului, l’agglomération de Carașova peut être considérée comme la capitale des Croates de Roumanie. Composée de sept communes, elle est un centre spirituel et culturel pour ces quelques milliers de personnes qui font partie de l’un des groupes ethniques les plus intéressants du pays. Les Carashovènes revendiquent depuis longtemps leur identité croate, même s’il existe un débat très sérieux sur leurs origines.

Le nom de Carașova est mentionné pour la première fois dans des documents datant de 1333. Mais les sources sur l’origine et l’histoire des Carashovènes sont assez pauvres. Emil Petrovici, un érudit originaire de Cluj, l’un des rares communistes à pouvoir justifier d’études universitaires solides, estimait que leur dialecte provenait du serbe. « C’est comme si la langue serbe était parlée par des Roumains », affirmait-il. Lire la suite

La Roumanie en photos : la cité médiévale de Sighișoara

1 Oct

Par Mehdi CHEBANA

Avec ses maisons colorées, ses rues pavées et ses nombreux cafés, Sighișoara est l’une des villes les plus coquettes de Transylvanie. Fondée au XIIe siècle par des colons saxons, elle est classée au patrimoine de l’Unesco. Mais c’est aussi un illustre enfant du pays qui attire sur place quelque 200 000 touristes chaque année.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 1er octobre 2009 sur Roumanophilie

Dracula est en effet né ici, dans ce décor de carte postale. Il y a vécu entre 1431 et 1435 dans une grande bâtisse jaune, au cœur de la cité, qui fait aujourd’hui office de restaurant et de musée. A deux pas, la tour de l’horloge présente davantage d’intérêt. C’est l’une des 14 tours construites au XIVe siècle pour protéger Sighișoara (neuf d’entre elles tiennent encore debout). Elle abrite un musée d’histoire qui rend notamment hommage aux commerçants et aux artisans saxons qui ont fondé la cité. Elle offre aussi une superbe vue sur les toits en tuiles rouges et les forêts alentours.

Les amateurs d’histoire ne manqueront pas les imposantes églises catholiques, l’escalier couvert construit en 1642 pour protéger les écoliers de la pluie ainsi que le festival médiéval qui a lieu chaque année, le dernier weekend de juillet. Mais Sighișoara reste avant tout une ville où on prend son temps. Surtout hors saison, quand les touristes ont déserté. Quel plaisir de se perdre dans ses couleurs pastel et d’y savourer la délicieuse cuisine hongroise, goulash ou paprikash, servie dans la plupart de ses restaurants ! Lire la suite