Tag Archives: Démocratie

Nouvelles règles et nouveaux partis pour les élections locales en Roumanie

2 Juin

Par Mehdi CHEBANA

Les Roumains sont appelés aux urnes dimanche 5 juin 2016 pour élire leur maire mais aussi leurs conseillers municipaux et généraux. C’est le premier scrutin organisé depuis l’entrée en vigueur l’an dernier d’importantes modifications législatives. Voici quelques chiffres…

La participation a dépassé les 56% lors des dernières élections locales organisées en juin 2012

Publié le 2 juin 2016 sur Roumanophilie

Plus de 18 millions d’électeurs peuvent participer au vote. Ils ont au moins 18 ans et résident officiellement en Roumanie. Aucun bureau ne sera ouvert à l’étranger, ce qui exclut du scrutin les quelque deux millions de Roumains de la diaspora. Toutefois, les citoyens européens installés dans le pays pourront voter pour la première fois, conformément à une nouvelle loi électorale adoptée en mai 2015.

Ce même texte introduit un autre changement de taille : un scrutin de liste à un seul tour. Lire la suite

2014, une grande année électorale en Roumanie

10 Fév

Par Mehdi CHEBANA

Trois rendez-vous majeurs cette année en Roumanie

Un référendum constitutionnel, des élections européennes, un scrutin présidentiel. En 2014, trois rendez-vous majeurs vont marquer l’actualité politique en Roumanie. Politologues et éditorialistes trépignent déjà. Qui remplacera le président Băsescu qui arrive au terme de son deuxième et dernier mandat ? La majorité sociale libérale va-t-elle se déchirer pour prendre la place de cet « ennemi juré » ? Étouffés par les difficultés économiques, las des querelles politiques, déçus par une Europe qui semble leur tourner le dos, les Roumains se rendront-ils massivement aux urnes ?

REFRENDUM. L’Union sociale libérale (USL) a décidé d’organiser un référendum constitutionnel le 24 mai mais aussi le 25, le jour des élections européennes. Les électeurs devront donc à la fois élire leurs 32 représentants au Parlement européen, tout en votant pour ou contre des modifications importantes apportées à leur Constitution. Parmi ces changements, le nombre de députés qui serait ramené à 300, le vote par listes qui redeviendrait la règle pour la Chambre des députés ou encore la limitation de certaines prérogatives du président du pays. Pour que ce référendum soit validé, la participation doit être supérieure à 50%. Lire la suite

Victor Ponta, continuateur roumain de l’austérité

21 Déc

Par Mehdi CHEBANA

Malgré son image policée et cette précocité, Ponta est un fin stratège

Publié le 19 décembre 2012 dans L’Humanité

Fort de sa large victoire lors des législatives du 9 décembre, le premier ministre social-démocrate Victor Ponta a été reconduit, lundi, à la tête du gouvernement roumain. Cette nomination balaie provisoirement les craintes d’une nouvelle crise politique dans ce pays rongé, depuis huit mois, par une cohabitation délétère entre la coalition de centre gauche au pouvoir et le président conservateur, Traian Basescu.

« La volonté de l’électorat roumain a finalement été respectée », s’est réjoui Victor Ponta, alors que son rival avait laissé entendre qu’il ne le reconduirait pas. Cet ancien procureur est, à quarante ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’UE et le plus jeune qu’ait jamais connu la Roumanie. Il doit son ascension fulgurante à l’ancien premier ministre Adrian Nastase qui l’a propulsé à la tête du département anticorruption du gouvernement en 2001 et l’a soutenu en 2010 lorsqu’il briguait la tête du Parti social-démocrate (PSD). Lire la suite

La Moldavie a un président de la république, l’opposition communiste conteste

16 Mar

Par Mehdi CHEBANA

Pour la septième fois en trois ans, les députés moldaves étaient réunis vendredi matin pour élire le Président de la République… À la surprise générale, ils ont réussi à le faire ! Le juge Nicolae Timofti, président du Conseil supérieur de la magistrature, a remporté 62 voix sur 101. Le puissant Parti communiste (PCRM) conteste toutefois cette élection.

Nicolae Timofti

Publié le 16 mars 2012 dans Le Courrier des Balkans

Trois ans après les émeutes anti-communistes qui ont frappé Chisinau, le parlement moldave est toujours en travaux. Il n’y a plus d’échafaudage sur la façade, mais il y a encore beaucoup à faire pour restaurer le mobilier à l’intérieur.

C’est donc à quelques encablures, dans l’imposant Palais de la République, que les députés du pays le plus pauvre d’Europe étaient appelé à voter ce vendredi matin. Pour la septième fois depuis le printemps 2009, ils tentaient d’élire un chef d’Etat. Et, miracle que l’on n’attendait plus, ils y sont parvenus. Lire la suite

Moldavie : l’abstention fait capoter le référendum

6 Sep

Par Mehdi CHEBANA

Moins d’un tiers des électeurs moldaves s’est rendu aux urnes, dimanche 5 septembre, à l’occasion du référendum sur l’élection du Président au suffrage universel direct. La Commission électorale centrale (CEC) risque fort d’invalider ce scrutin qui était pourtant crucial pour l’ancienne république soviétique plongée dans une crise politique aigüe depuis les émeutes du printemps 2009.

Cette abstention massive constitue un camouflet pour le gouvernement de coalition

Publié le 6 septembre 2010 dans Le Courrier des Balkans

Retour à la case départ… Alors que le gouvernement de coalition espérait que le référendum organisé dimanche sorte la Moldavie de l’impasse, une abstention massive a toutes les chances de faire invalider le scrutin.

Seuls 29,05% des électeurs se sont en effet rendus aux urnes pour s’exprimer sur l’élection du Président de la République au suffrage universel direct [1] Or, une participation de 33,34% était nécessaire pour que le vote soit entériné par la CEC. Lire la suite

Moldavie : un référendum pour sortir le pays de l’ornière

3 Sep

Par Mehdi CHEBANA

En Moldavie, plus de 2,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dimanche 5 septembre, pour dire s’ils sont favorables ou non à l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Un référendum constitutionnel crucial pour l’ancienne république soviétique qui est empêtrée dans une crise politique sans précédent depuis les violentes émeutes du printemps 2009.

Le siège de la Présidence moldave

Publié le 3 septembre 2010 dans Le Courrier des Balkans

Un État sans tête… Voilà à quoi ressemble la République de Moldavie depuis plus d’un an et demi. Après les échecs répétés du Parlement à élire un président pour le pays, l’Alliance pour l’intégration européenne (AIE), au pouvoir depuis les législatives de septembre 2009, a décidé de faire appel aux électeurs pour sortir de l’impasse institutionnelle.

Dimanche prochain, plus de 2,5 millions de Moldaves devront donc répondre à la question suivante : « êtes-vous d’accord pour que soit modifiée la Constitution afin que le président de la République soit élu directement par le peuple ? ». Autrement dit, pour ou contre l’élection du président de la République au suffrage universel direct ? Lire la suite

19 années de transition politique en Roumanie : de l’engouement démocratique à l’abstention chronique

27 Nov

Traduit par Mehdi CHEBANA

Quel bilan tirer de dix-neuf années de « transition démocratique » en Roumanie, à la veille des élections législatives du 30 novembre ? Sur les quelque 250 partis qui ont vu le jour en 1990, il n’en existe plus que 45, dont six seulement sont représentés au Parlement. Le système de vote uninominal adopté cette année pourrait accélérer la restructuration de la scène politique roumaine : le Parti de la Grande Roumanie (PRM) et l’Union démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR) risquent de disparaître du Parlement. Rappel historique et analyse.

Ion Iliescu aux côtés de Nicolae Ceauşescu

Publié le 17 octobre 2008 dans România liberă

La nature aidant, la plupart des hommes politiques issus des structures de l’ancienne nomenklatura ont aujourd’hui disparu, à l’exception notoire d’Ion Iliescu qui fut ministre de la Jeunesse sous le régime communiste et membre du Comité central du Parti communiste. Ceci étant, un certain nombre d’anciens collaborateurs ou de professionnels de laSecuritate [police secrète roumaine sous l’ère communiste] ont survécu et restent actifs dans tous les parti politiques.

De ce point de vue, ce sont les partis historiques qui ont été les plus vulnérables, dans la mesure où ils ont « ressuscité » après la libération d’anciens détenus politiques qui avaient, pour beaucoup, été obligés de signer leur adhésion à la Securitate dans les années 1950 ou 1960 pour être libérés de prison. Au départ, ce sont les hommes politiques de droite qui ont été poursuivis en justice. Les membres du Parti social-démocrate (PSD) qui avaient collaboré avec la Securitate n’ont été démasqués que ces dernières années, grâce à la décision de Traian Băsescu de transférer les anciennes archives de la Securitate sous la compétence du Conseil national pour l’Étude des archives de la Securitate (CNSAS). Lire la suite