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La Roumanie en photos : la mine de Cacica

20 Août

Par Mehdi CHEBANA

Située en Bucovine, sur la route des monastères classés au patrimoine mondial, Cacica est l’une des cinq mines de sel les plus visitées de Roumanie. Un site étonnant creusé par des ouvriers polonais à la fin du XVIIIe siècle.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 20 août 2016 sur Roumanophilie

« Attention, il ne fait que 15 degrés, la lumière est faible et il y a des centaines de marches qu’il faudra remonter ! » C’est sur cette mise en garde du caissier que commence une extraordinaire plongée dans le quotidien de ces mineurs d’autrefois. On est d’abord admiratif devant le travail titanesque qu’ils ont abattu. Soixante kilomètres de galeries creusées au seul moyen de marteaux et de burins.

On y découvre aussi leur grande ferveur à travers deux chapelles, dont l’une, catholique est consacrée à Sainte Barbe, ainsi que les visages d’Adam, Eve ou Jésus sculptés sur les parois au goût de sel. On imagine aussi la belle convivialité qui régnait là les jours de congé avec, à une quarantaine de mètres sous terre, la salle de bal et le lac salé qui attiraient les habitants du village de Cacica et de toute la région. Plus bas enfin, d’immenses cavités où l’on a longtemps entreposé de la charcuterie. Aujourd’hui, des familles viennent s’y détendre et y faire du sport sur des terrains aménagés. Lire la suite

La Roumanie en photos : la route Transfăgărăşan

1 Juil

Par Mehdi CHEBANA

Avec ses panoramas à couper le souffle, sa nature sauvage et ses ravissants lacets, le Transfăgărăşan est l’une des plus belles routes de Roumanie. Elle a été construite à des fins militaires au début des année 1970 mais ce sont aujourd’hui les touristes qui l’envahissent chaque été.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 1er juillet 2010 sur Roumanophilie

Le Transfăgărăşan fend les monts Făgărăş sur une centaine de kilomètres, entre la Munténie au sud et la Transylvanie au nord. Il existe d’autres voies pour rallier les deux régions. Mais aucune n’est aussi enivrante. A plus de 1600 mètres d’altitude, au beau milieu de cette carte postale mêlant forêts de pins et vastes plans d’eau, il n’est pas rare de tomber sur des ours ou des lynx. On découvre aussi quelques trésors comme les ruines du château de Poenari, qui fut la résidence secondaire de Vlad Țepeș, le barrage et le lac Vidraru, l’un des lacs artificiels les plus grands d’Europe (893 hectares) ou le lac glaciaire Bâlea

Ce qui impressionne surtout, c’est le savoir-faire des milliers d’ingénieurs, de soldats et d’ouvriers qui ont été mobilisés entre 1970 et 1974 pour dessiner ce trait de bitume qui fuit la monotonie. A l’époque, Nicolae Ceaușescu craignait une invasion soviétique et souhaitait une connexion directe entre ses garnisons de Munténie et de Transylvanie. La tâche fut titanesque. Il a fallu acheminer 3500 tonnes de ciment ou encore 20 tonnes de dynamites. Des quantités étourdissantes pour ériger une trentaine de ponts et de viaducs et creuser dans la roche un tunnel de 887 mètres. Selon le bilan officiel, 40 personnes sont mortes sur ce chantier mais des témoins parlent de centaines de victimes. Lire la suite

La Roumanie en photos : la cité médiévale de Sighișoara

1 Oct

Par Mehdi CHEBANA

Avec ses maisons colorées, ses rues pavées et ses nombreux cafés, Sighișoara est l’une des villes les plus coquettes de Transylvanie. Fondée au XIIe siècle par des colons saxons, elle est classée au patrimoine de l’Unesco. Mais c’est aussi un illustre enfant du pays qui attire sur place quelque 200 000 touristes chaque année.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 1er octobre 2009 sur Roumanophilie

Dracula est en effet né ici, dans ce décor de carte postale. Il y a vécu entre 1431 et 1435 dans une grande bâtisse jaune, au cœur de la cité, qui fait aujourd’hui office de restaurant et de musée. A deux pas, la tour de l’horloge présente davantage d’intérêt. C’est l’une des 14 tours construites au XIVe siècle pour protéger Sighișoara (neuf d’entre elles tiennent encore debout). Elle abrite un musée d’histoire qui rend notamment hommage aux commerçants et aux artisans saxons qui ont fondé la cité. Elle offre aussi une superbe vue sur les toits en tuiles rouges et les forêts alentours.

Les amateurs d’histoire ne manqueront pas les imposantes églises catholiques, l’escalier couvert construit en 1642 pour protéger les écoliers de la pluie ainsi que le festival médiéval qui a lieu chaque année, le dernier weekend de juillet. Mais Sighișoara reste avant tout une ville où on prend son temps. Surtout hors saison, quand les touristes ont déserté. Quel plaisir de se perdre dans ses couleurs pastel et d’y savourer la délicieuse cuisine hongroise, goulash ou paprikash, servie dans la plupart de ses restaurants ! Lire la suite