Tag Archives: Religion

La Roumanie en photos : la mine de Cacica

20 Août

Par Mehdi CHEBANA

Située en Bucovine, sur la route des monastères classés au patrimoine mondial, Cacica est l’une des cinq mines de sel les plus visitées de Roumanie. Un site étonnant creusé par des ouvriers polonais à la fin du XVIIIe siècle.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 20 août 2016 sur Roumanophilie

« Attention, il ne fait que 15 degrés, la lumière est faible et il y a des centaines de marches qu’il faudra remonter ! » C’est sur cette mise en garde du caissier que commence une extraordinaire plongée dans le quotidien de ces mineurs d’autrefois. On est d’abord admiratif devant le travail titanesque qu’ils ont abattu. Soixante kilomètres de galeries creusées au seul moyen de marteaux et de burins.

On y découvre aussi leur grande ferveur à travers deux chapelles, dont l’une, catholique est consacrée à Sainte Barbe, ainsi que les visages d’Adam, Eve ou Jésus sculptés sur les parois au goût de sel. On imagine aussi la belle convivialité qui régnait là les jours de congé avec, à une quarantaine de mètres sous terre, la salle de bal et le lac salé qui attiraient les habitants du village de Cacica et de toute la région. Plus bas enfin, d’immenses cavités où l’on a longtemps entreposé de la charcuterie. Aujourd’hui, des familles viennent s’y détendre et y faire du sport sur des terrains aménagés. Lire la suite

Un Regard sur la ville de Iași

25 Mar

Texte et photos : Mehdi CHEBANA

Située en Moldavie roumaine, à 400 km de Bucarest et 150 km de Chişinău, la cité moldave a toujours compté dans l’histoire de la Roumanie. Elle en fut même la capitale provisoire il y a un siècle. Aujourd’hui, son dynamisme culturel en fait encore une ville à part dans le cœur des Roumains.

Le Palais de la Culture

Iaşi a longtemps été un lieu de pouvoir très important. Entre 1564 et 1859, elle est la capitale de la principauté de Moldavie, un vaste territoire à la charnière des empires ottoman, russe et austro-hongrois. Les princes qui y résident sont les vassaux des puissances étrangères mais gèrent de façon autonome les affaires intérieures. C’est notamment à Iaşi qu’est signé le traité mettant fin à la septième guerre russo-turque en 1792. La cité moldave est aussi la première ville roumaine à épouser les idées de la révolution de 1848.

Entre 1859 et 1862, alors que le prince Cuza vient de sceller l’union des principautés de Moldavie et de Valachie, la ville est avec Bucarest l’une des deux capitales de la Roumanie. Elle cède la place à sa rivale pour une somme d’argent dont elle ne verra jamais la couleur. Entre 1916 et 1918, à l’heure où Bucarest est occupée par les forces de l’Axe, elle redevient provisoirement la capitale du pays. Depuis, Iaşi a tourné la page. Elle est aujourd’hui le chef-lieu du département du même nom et rêve de devenir la capitale européenne de la culture en 2020. Lire la suite

Végétalisme, abstinence et spiritualité : les orthodoxes roumains à l’heure du carême

6 Déc

Par Mehdi CHEBANA

Pendant 40 jours, les Roumains adaptent leur vie quotidienne aux recommandations de l’Eglise. Pour la moitié d’entre eux, Noël ne se résume pas à une grande fête de la consommation. 

Des produits végétaliens dans un supermarché roumain

A l’approche de Noël, les Roumains ne partent pas seulement en quête de jouets et de boîtes de chocolats. Beaucoup font aussi le plein de produits végétaliens. Car pendant 40 jours, ils bannissent de leur alimentation viande, œufs, lait, crème, miel et tout ce qui en contient. Le calendrier orthodoxe précise aussi, à côté du nom des saints, les jours où l’huile, le poisson et le vin doivent être exclus des repas.

Ce carême de Noël – qui a commencé le 15 novembre et se terminera le 24 décembre au soir – serait suivi par la moitié des orthodoxes du pays, à en croire plusieurs sondages récents. Plus ou moins assidûment, tous se préparent au grand repas célébrant la naissance de Jésus mais cherchent aussi à respecter le jeûne suivi par Moïse sur le Mont Sinaï avant de recevoir les dix commandements. Lire la suite

Le mariage, une union toujours sacrée en Roumanie

23 Juil

Par Mehdi CHEBANA

La Roumanie est l’un des pays de l’Union européenne où l’on se marie le plus

Publié le 15 juillet 2012 dans Regard

Plus de 85% des Roumains sont de confession orthodoxe et la plupart d’entre eux n’imaginent pas le mariage sans passer par l’église. Même aux heures les plus sombres du régime communisme, ils bravaient l’interdit pour pouvoir se dire « oui » devant un prêtre. La cérémonie du mariage, qui marque la reconnaissance par l’Église de l’unité du couple, se fait en deux temps : d’abord l’office des fiançailles au cours duquel le prêtre bénit les anneaux que s’échange le couple, puis l’office du couronnement dans lequel la tête des époux est couronnée par le prêtre.

Si les Roumains sont très attachés aux noces religieuses et aux traditions qui les entourent, la situation se complique quand l’un des futurs mariés n’est pas orthodoxe. L’Eglise rejetant toute union avec une personne d’une autre confession religieuse, le nombre de mariages mixtes reste très limité dans le pays. Alors, pour les futurs époux qui ne partagent pas la même religion, une seule alternative : la conversion de celui des deux qui n’est pas orthodoxe ou le seul passage devant le maire au risque de se fâcher avec la belle-famille. Au regard de la loi roumaine, seul le passage en mairie est obligatoire pour se marier. Lire la suite