Tag Archives: Unesco

Roumanie : les mines de Roșia Montană sur le chemin de l’Unesco

9 Fév

Par Mehdi CHEBANA

Deux ans après la suspension d’un vaste projet minier controversé, les autorités roumaines entament les démarches pour inscrire Roșia Montană au patrimoine mondial de l’humanité. Une victoire pour les milliers de citoyens qui s’étaient mobilisés pour protéger ce coin de Transylvanie, et qui met en lumière l’évolution de l’exploitation minière depuis l’Antiquité.

Roșia Montană

Publié le 9 février 2016 dans Le Courrier des Balkans

Le ministère roumain de la Culture a inscrit Roșia Montană à l’inventaire des sites naturels et culturels les plus importants du pays, une étape obligée avant de proposer son inscription à l’Unesco, apprend-on dans un communiqué publié le 5 février.

« Nous avons informé le Centre du patrimoine mondial à Paris que cette région minière faisait désormais partie de notre liste indicative », précise le texte. « Elle est inscrite dans la catégorie “paysage culturel” qui vise à reconnaître des interactions positives et génératrices de valeurs entre l’homme et son milieu naturel. » Lire la suite

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Roumanie : la « danse des garçons » inscrite au patrimoine de l’Unesco

19 Déc

Par Mehdi CHEBANA

Sept ans après le căluş, une nouvelle danse traditionnelle roumaine vient d’être inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Réunissant des hommes de tous âges et de toutes origines, le joc fecioresc rythme depuis des siècles les fêtes des communautés rurales et urbaines de Transylvanie.

Depuis au moins le XVIe siècle, chaque communauté de Transylvanie possède son groupe de danseurs

Publié le 19 décembre 2015 dans Le Courrier des Balkans

Renforcer la cohésion sociale, favoriser le dialogue interculturel et bien sûr séduire les femmes… Voilà ce qui anime les participants à cette danse collective pratiquée lors des mariages, des grandes fêtes populaires ou des spectacles folkloriques.

Depuis au moins le XVIe siècle, chaque communauté de Transylvanie possède son groupe de danseurs qui cultive sa propre version de la « danse des garçons ». Mais dans tous les cas, un chef de danse forme le groupe tandis qu’un autre mène la cadence. Les danseurs baptisés feciorii sont roumains, rroms ou hongrois et ont entre 5 et 70 ans. Lire la suite

Roşia Montana : la mine roumaine ne sera pas un veau d’or

11 Sep

Par Mehdi CHEBANA

A la suite des manifestations de ces dernières semaines, le gouvernement roumain a annoncé l’abandon de son projet de loi sur la mine d’or de Roşia Montana. L’entreprise minière annonce des poursuites contre la Roumanie.

« Sauvez Roșia Montană », le mot d’ordre des opposants au projet minier

Publié le 11 septembre 2013 dans L’Humanité

Tout l’or des Carpates ne vaut pas une victoire électorale. A un an d’un scrutin présidentiel qui s’annonce très ouvert, la coalition au pouvoir en Roumanie a cédé à la pression de la rue en renonçant à un projet de loi controversé en faveur d’un vaste projet minier dans le village de Roşia Montana, en Transylvanie.

« Le texte va être rejeté en urgence au Sénat, puis à la Chambre des députés et après ça, basta ! », a promis lundi le Premier ministre social démocrate Victor Ponta, alors que des milliers de Roumains manifestent depuis dix jours contre ce projet minier qui nécessite non seulement la destruction partielle du village et de quatre montagnes alentours mais aussi l’utilisation de grandes quantités de cyanure qui menacent des galeries minières de l’époque romaine. Lire la suite

Le căluş, une danse roumaine au patrimoine de l’Unesco

21 Juin

Par Mehdi CHEBANA

A l’approche de la Pentecôte orthodoxe (elle tombe les 19 et 20 juin cette année), de curieux danseurs folkloriques investissent le cœur des villages et les salles de spectacles des régions méridionales d’Olténie et de Munténie. Ce sont les călușari.

Des portés, des petits bons, des claquements de talons…

Arborant des chemises brodées, des pantalons ornés de clochettes et des chapeaux aux fanfreluches très colorées, ils perpétuent un rituel préchrétien de purification et de fertilité. On appelle ce rituel le căluș, du nom d’un dieu dace qui avait l’apparence d’un cheval (cal signifie cheval en roumain). Avec la doină, la céramique de Horezu, le colindat et la danse des garçons, c’est l’une des cinq traditions roumaines classées au patrimoine oral et immatériel de l’Unesco, son inscription ayant été officialisée en 2005.

Cette danse, faite de portés, de claquements de talons et de petits bonds était pratiquée jadis un peu partout sur le territoire actuel de la Roumanie. Les călușari allaient de maison en maison, en chantant, dansant et promettant santé et prospérité. Selon l’historien des religions Mircea Eliade, les villageois leur prêtaient même des pouvoirs magiques qui pouvaient les guérir des sorts jetés par les mauvaises fées. Lire la suite

La Roumanie en photos : la cité médiévale de Sighișoara

1 Oct

Par Mehdi CHEBANA

Avec ses maisons colorées, ses rues pavées et ses nombreux cafés, Sighișoara est l’une des villes les plus coquettes de Transylvanie. Fondée au XIIe siècle par des colons saxons, elle est classée au patrimoine de l’Unesco. Mais c’est aussi un illustre enfant du pays qui attire sur place quelque 200 000 touristes chaque année.

(©Roumanophilie/Mehdi Chebana)

Publié le 1er octobre 2009 sur Roumanophilie

Dracula est en effet né ici, dans ce décor de carte postale. Il y a vécu entre 1431 et 1435 dans une grande bâtisse jaune, au cœur de la cité, qui fait aujourd’hui office de restaurant et de musée. A deux pas, la tour de l’horloge présente davantage d’intérêt. C’est l’une des 14 tours construites au XIVe siècle pour protéger Sighișoara (neuf d’entre elles tiennent encore debout). Elle abrite un musée d’histoire qui rend notamment hommage aux commerçants et aux artisans saxons qui ont fondé la cité. Elle offre aussi une superbe vue sur les toits en tuiles rouges et les forêts alentours.

Les amateurs d’histoire ne manqueront pas les imposantes églises catholiques, l’escalier couvert construit en 1642 pour protéger les écoliers de la pluie ainsi que le festival médiéval qui a lieu chaque année, le dernier weekend de juillet. Mais Sighișoara reste avant tout une ville où on prend son temps. Surtout hors saison, quand les touristes ont déserté. Quel plaisir de se perdre dans ses couleurs pastel et d’y savourer la délicieuse cuisine hongroise, goulash ou paprikash, servie dans la plupart de ses restaurants ! Lire la suite